Tout ce que vous ne voulez pas savoir sur la création d’une nouvelle marque de maquillage!

 

La mise en place d’Aimer-Kup, je la voyais un peu comme un rêve : créer une nouvelle palette de fards à paupières, une palette de Blush ou d’Highlighter, mélanger des pigments aux couleurs chatoyantes et merveilleuses, ajouter un soupçon de paillettes si l’envie vous en prend… Choisir de nouvelles couleurs pour votre rouge à lèvres, discuter avec les designers pour créer des tubes assortis à vos produits… Voila le monde merveilleux du maquillage tel qu’on se l’imagine de l’extérieur. Malheureusement, la réalité est un peu (beaucoup !) plus complexe :(

 

Bon, OK : vous allez faire tout ça. Mais plusieurs spoilers vont venir gacher la fête. Et vous êtes obligés de les inviter : il s’appellent Communauté Européenne, Agence Française du Médicament, norme ISO22716, Direction de la Répression des Fraudes ou encore Direction Departementale de la Protection des Personnes. Et vous allez devoir passer beaucoup de temps avec eux ! Si vous décidez de fabriquer vous-mêmes vos produits de maquillage, les locaux que vous utilisez devront remplir pas moins de 70 conditions bien définies, concernant l’aération, la propreté, le non-croisement des flux, la régularité du nettoyage et autres Bonnes Pratiques de Fabrication. A tout moment, un contrôle peut être effectué et les sanctions peuvent aller jusqu’à deux ans de prison, 30.000 Euros d’ammendes et le retrait du marché de tous vos produits. 

 

Un fabricant de cosmétiques doit engager un chimiste (pas donné !) afin qu’il s’assure que vos produits de maquillage ne mettent pas en danger la santé des consommateurs. Avant leur commercialisation, les produits de maquillage devront aussi être testés par des toxicologues. Et enfin, si les résultats sont bons, vos poudres et autres merveilles subiront l’ultime « test de compatibilité » ou l’on vérifiera si le contenant (les godets qui contiennent vos fards à paupières, par exemple), s’entend bien avec le contenu : on envoie le produit fini (godet rempli de poudre, pour reprendre le même exemple) à un labo qui le place dans une étuve (40 degrés, 75% d’humidité) pendant 3 mois afin de vérifier les « retours d’eau » ou encore les « transferts de métaux lourds »… Quand vous avez terminé ce véritable parcours du combattant (qui coute une petite fortune), alors vous pourrez mettre en vente les produits que vous avez-vous-même fabriqué. 

 

Avant même de penser à fabriquer une nouvelle palette de fards à paupières, un tube de rouge à lèvre ou un coffret de Blush, vous devrez évidemment vous inscrire à la chambre de commerce ET à la chambre des métiers (car vous n’êtes pas seulement vendeur, mais aussi fabricant), ce qui double le nombre de formalités à effectuer. 

 

Alors au vu de tous les obstacles et de toutes les tracasseries administratives, cela vaut-il la peine de créer sa propre marque de maquillage ? La réponse varie d’une personne à l’autre, en fonction de sa motivation et de ses choix. En ce qui me concerne, le maquillage et l’univers de la beauté sont pour moi une véritable passion. Après tous les efforts consentis pour la création d’Aimer-Kup, je ne regrette pas une seconde de m’être lancée dans cette aventure. 

J’ai conçu des produits pour répondre aussi efficacement que possible aux envies de celles et ceux qui me font confiance. Le maquillage est un univers qui demeure perfectible. Beaucoup de choses peuvent encore être améliorées pour le consommateur. C’est dans cette optique que je créé les différents produits de ma gamme. Notamment le premier d’entre eux : une nouvelle palette de fards à paupières conçue pour satisfaire chacun(e) d’entre vous, avec un degré de personnalisation et de raffinement encore jamais atteint. Vous voulez en savoir plus ? Restez à l’écoute… Vous saurez tout la semaine prochaine, car ce sera le sujet du prochain article. Stay Tuned et Gros Bisous mes Petits Nuages :)